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photographer

Frédéric Guelaff

Qu’avez-vous photographié en premier ?

Mon lit, il était simplement devant moi lorsque j’ai chargé l’appareil.

Comment votre travail, idée a évolué ?

Après quelques tests (fille, fils, skate-board, arbre, chaise...), j’ai bien réalisé que je ne pourrai pas avoir un résultat visuel intéressant. Trop instable, sans définition, ni contraste, le film PX est encore trop fragile.

Au diable, plutôt que me perdre dans une recherche esthétique vaine j’ai préféré choisir de photographier simplement quelqu’un qui à mon sens était en parfaite
adéquation avec “l’Impossible Project” ; la chimie, le mystère, l’histoire de la photographie, l’obstination et la persévérance des passions…

C’est un homme, un homme que j’aime profondément. Il s’appelle Toros, et depuis plus de 20 ans, il développe et tire les photographies noir & blanc de très grands photographes. Patient, enthousiaste et toujours un peu malicieux, il a découvert avec moi mes premières photographies, m’a guidé, accompagné.

Parfois, lorsque, je passe derrière, là au fond du laboratoire, dans la chambre noire, c’est bien un magicien que j’entre-aperçois, les mains qui dansent et masquent la lumière sur la papier (des gestes et des regards rares). Alors je suis passé le voir et très vite en riant on a fait quelques images. Circonspect et amusé devant le résultat qui ne se révelait pas, il est parti avant moi. Le PX a fait des siennes, mais n’a pas fait disparaître son sourire resplendissant.

À Arles, seule cette photo sera présenté, sous forme d’une impression (recto verso sur 44,5 x 54 cm) éditée à 800 ex. Ainsi les visiteurs pourront emporter librement le portrait de Toros.

Etes-vous satisfait du résultat ?

Oui, car je suis enchanté de ce sourire.

Et maintenant ?

Music and dance (et un film sur Toros).